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Carole ZALBERG




Carole Zalberg est née en 1965 et vit à Paris. Elle a été secrétaire générale de la SGDL de 2014 à 2019, elle est présidente de la SOFIA depuis 2025 et présidente du collège auteurs depuis juin 2023. Elle est chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Carole Zalberg se plaît à explorer toutes les formes d’écriture : romans, nouvelles, poésie, scénarios, théâtre, chansons, chroniques littéraires, lectures musicales. L’exil, les trajectoires contrariées, la mémoire hantée sont au cœur de son œuvre. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages et a notamment obtenu le prix Musanostra pour Où vivre (Grasset, 2018), le prix Simenon pour Je dansais (Grasset, 2017), le prix Littérature-Monde pour Feu pour feu (Actes Sud, 2014), le prix du Roman Métis des Lycéens pour À défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) et le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008).




Carole Zalberg

La Branche Argentine


« Elle se relèvera. Bien sûr qu’elle se relèvera. Comme tant d’autres pourtant écrasés de chagrin. Mais quiconque l’a côtoyée ne reconnaîtra pas celle qu’elle est devenue, femme à peine vive, femme foudroyée et rétrécie que le présent désormais indiffère. » Au lendemain du 7-Octobre, alors que Jo, son père, doit être placé en maison de retraite, Marie se lance dans l’archéologie familiale. Elle a toujours éprouvé une fascination pour l’Argentine, où elle n’est pourtant jamais allée. Or, elle vient d’apprendre qu’une branche de la famille s’y déploie depuis la dernière guerre. Marie embarque alors sur les traces d’Ella, sa lointaine cousine partie se réfugier à Buenos Aires en 1942. À mesure que la mémoire de Jo s’efface, le roman de ses origines se construit, et la jeune Ella se dresse devant nous, accoudée à la balustrade d’un bateau, espérant que l’homme qu’elle aime la rejoindra dès la prochaine escale. Face à elle, un nouvel exil et le deuil impossible. Comment se reconstruire et rebâtir sa vie sur des ruines ? Que faire des fantômes qui habitent la nuit ? N’y a-t-il qu’un grand amour et feint-on d’aimer quand on l’a perdu ? Hanté par la disparition, le roman se déploie autour de ces questions.


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